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Paroles d’élèves : « Je me sens concentré et détendu »

« Transmettre des outils corporels pour favoriser la concentration » : c’est la mission qui m’a été confiée pour les élèves de 6ème du collègue Notre Dame de la Victoire, à Dinan, pendant la 1ère période scolaire. Ce travail vient de faire l’objet d’un reportage dans le magazine Enseignement Catholique Actualités.

Reportage ECA 11-19

Je remercie très vivement Edith Garnier, professeur et responsable du niveau 6ème, qui a été à l’initiative de ce projet. Et Virginie Leray, journaliste à ECA, qui a su décrire le projet, écouter les élèves, et préciser les nuances de ce travail !

Vœux 2020 : ancrage et créativité !

Chers lecteurs, chères lectrices !

Je vous souhaite que cette année 2020 vous offre l’opportunité d’exercer les « outils » corporels de relaxation et de concentration qui font l’objet de ce blog, dans votre quotidien d’enseignant(e) et/ou de parent.

Intégrer de nouvelles pratiques de gestion de classe n’est pas simple, j’en conviens. En primaire, les enseignants qui se sont déjà engagés dans la pratique de « classe flexible » observent et décrivent les bénéfices que tirent leurs élèves d’une liberté de se mouvoir. Pour ceux-là, proposer des exercices corporels en début de séance ou entre deux exercices devient vite naturel. Et le témoignage de Stéphanie le dit bien :Vidéo : témoignage d’enseignante

Cela dit, pour tous ceux qui n’ont pas encore l’habitude de ces outils, il faut parfois passer un cap : oser arrêter une séance, dès que la concentration n’est plus là, pour autoriser ses élèves à se mettre debout, ou en tailleur si la classe s’y prête, ou fermer les yeux… et les engager à faire un exercice corporel.

J’ai eu l’opportunité d’intervenir, en ce début d’année, auprès des huit classes de 6ème du collège Notre Dame de la Victoire, à Dinan. Pendant 6 séances d’une heure, j’ai transmis une vingtaine d’exercices que les élèves ont appris à faire de manière autonome. Les questionnaires de satisfaction remplis par les enseignants en fin de séquence ont été révélateurs. Pour ceux qui ont répondu, qui sont donc aussi ceux qui ont passé le cap de mettre en place ces outils dans leur quotidien de classe, les effets cités sont notamment  :

– « Une nette amélioration de la concentration pour la deuxième heure. Cela permet de redynamiser la classe » 

– « Beaucoup plus de calme dans une classe pour laquelle cela fonctionne bien ; pour l’autre  cela ne dure pas ou trop peu » 

– « Des élèves plus posés, près à travailler. » 

– « Du calme. » 

– « Une concentration plus importante ensuite. Cela permet un recadrage en douceur…» 

– « Du calme, de l’attention. Mais les exercices sont à renouveler dans l’heure. »

 – « Un arrêt soudain des bavardages et de l’agitation. » 

– « Des élèves plus réceptifs. Et moi je me sens plus calme aussi. »

 

« Au centre des difficultés se trouve l’opportunité ».

                                                                       Albert Einstein  

Nos enfants, nos élèves, nous offrent l’opportunité d’évoluer, pour utiliser des outils qui les aident à s’apaiser et à se concentrer.

N’hésitons pas !

Belle application à chacun de vous !

Bien à vous,

Florence

 

Des techniques qui fédèrent, de la maternelle au lycée !

L’UGSEL d’Ille et Vilaine (Union générale sportive de l’enseignement libre) m’a confié l’animation d’une formation, les 11 et 25 septembre, puis 20 novembre derniers. Objectifs : transmettre l’essentiel des outils corporels sur lesquels je suis formée, au service du bien-être des élèves et des apprentissages, à des enseignants du 1er et du 2nd degré. Voici la synthèse de leurs retours.

Application pratique, entre table et chaise.

Concrètement, les 3 séances se sont réparties comme suit  :

– 2 heures (à l’occasion de l’AG de l’UGSEL 35) pour une présentation théorique de lien corps-mental, afin de comprendre comment les exercices corporels agissent sur le bien-être et les capacités cognitives de nos élèves ; ces 2 heures ont également comporté une série d’exercices simples à mettre en œuvre.

– 3 heures, 15 jours plus tard, sur le thème « relaxation ». Le délai de 15 jours a permis d’activer rapidement les techniques. Nous avons vécu une séance en salle, sur le thème « relaxation », puis nous avons transposé les exercices en salle de classe.

– 3 heures, 2 mois plus tard, sur le thème « concentration ». Le délai plus long a, cette fois, permis de partager des retours d’expériences tangibles. Même déroulement : une séance en salle a permis de vivre l’expérience de postures favorisant un focus des pensées, avant d’apprendre des exercices réalisables dans l’espace de la classe, entre tables et chaises.

Voici donc quelques témoignages recueillis en fin de session :

– « Ces techniques permettent de changer le rapport à l’élève, de passer de l’ « autorité », l’ « énervement », à un rapport de bienveillance, une attitude plus positive. » P.G., professeur en collège.

– « Grand choix d’exercices : il reste à faire une sélection, des essais avec nos groupes, nos niveaux ». D.C, professeur en collège.

« La répétition au fil des séances permet de retenir ».

– « Le contenu de la formation est exploitable au quotidien grâce aux échanges. »

– « Le contenu de la formation est utilisable en classe grâce à la « boîte à outils » fournie, déjà très intéressante »  (Je précise que je fournis une synthèse des exercices à chaque séance, dans laquelle les participants peuvent piocher en fonction de leurs objectifs (apaiser, concentrer, un groupe calme, ou agité, ou sans énergie).

– « Il est agréable d’avoir pour formatrice une personne qui vit encore au quotidien le métier d’enseignante. »

Quelques bémols toutefois :

– « La mise en pratique dans nos classe demande du temps car s’approprier les « astuces » n’est pas toujours aisé ». N.T., professeur des écoles en maternelle et chef d’établissement.

L.F., professeur des écoles et chef d’établissement,  n’intègre pas encore le contenu dans son exercice quotidien car elle reconnaît avoir un « besoin personnel de réfléchir encore sur les affichages et supports visuels pour associer à la pratique. »

– « J’ai besoin d’intégrer la densité du contenu ». A-C. G., prof des écoles en cycle 2.

Et enfin :

– « On a le temps, grâce aux 3 modules, de s’approprier les outils. » A.G., professeur des écoles.

– « Les outils sont donnés et exploitables avec les élèves, et pour moi également. » V.B., professeur en collège.

Je fais le choix de sélectionner des commentaires variés et nuancés, car il est bien clair qu’aucune technique n’est « miraculeuse ». Ces techniques corporelles sont certes, très efficaces, avec des degrés d’efficacité variables selon les enfants, les classes, et à condition bien sûr que l’enseignant se les approprie.

Au final, au-delà du plaisir que j’ai eu à animer cette session, je remarque que tous les professeurs, de la maternelle au lycée, quel que soit leur cycle, se sont investis et ont réussi à intégrer ces pratiques dans l’exercice de leur métier, en adaptant la manière de guider, le rythme, les images utilisées. De fait, je constate que ces techniques corporelles fédèrent tous les niveaux !

Pour terminer, je partage le témoignage d’une enseignantes qui a écrit dans mon blog et qui donne le titre d’un ouvrage, au sujet de l’abus des écrans (vaste sujet !) :    https://bienvivreenclasse.com/2017/02/18/des-ouvrages-interessants/

Un grand merci à tous !

Bonne application, bonne continuation !

Florence

Jeu en maternelle : « Ecoute et mime ! »

Comment travailler les capacités d’écoute et de concentration en maternelle, quand certains enfants ont encore peu d’images mentales ? Ce début d’année scolaire m’a permis de mettre au point un jeu que je partage avec vous.

Pour les 14 MS et 12 GS de la classe que je partage avec ma collègue Claudie, j’ai proposé un jeu en salle de motricité, sur la base de l’idée développée dans l’ouvrage « Vers la phono – Maternelle Moyenne section » – chez Accès Editions. Dans cet ouvrage, il est proposé d’écouter des sons de la nature et de les reconnaître, puis de jouer à des jeux type « mémo ».

Pour mes élèves, j’ai repris le principe d’une écoute de sons pour l’utiliser comme « support » à des fins de motricité, relaxation et aide à la concentration. Concrètement, nous écoutons : le vent (qui souffle dans la montagne), un oiseau, une grenouille, un chat, un chien, un éléphant, une mouche, un serpent, une cascade, une souris. Et chaque lieu-animal reconnu est mimé, sous forme de postures de yoga.

1120x490-Montagne

Quelques précisions utiles :

  • la 1ère découverte de 3 ou 4 sons seulement se fait en classe, en montrant des images. Certains enfants n’ont jamais vu la montagne ou une grenouille, par exemple : une photo permet de faire un lien entre le son et l’animal ou le lieu, que l’on essaye de décrire en groupe.
  • Autre condition de réussite : mieux vaut charger les fichiers mp3 sur un téléphone et utiliser une enceinte de bonne qualité pour que les sons soient très clairs, beaux, et se succèdent assez rapidement.
  • Je ne dis pas que nous faisons des postures de yoga à mes petits élèves, en tous les cas pas pour le moment. En effet, ils ont besoin d’apprendre à se centrer : inutile de leur donner plusieurs informations à la fois, cela les disperse.
  • Concernant la manière de présenter les séances, j’annonce que nous allons aller nous promener dans un pays imaginaire ! Nous entrons dans la salle de motricité. Nous nous répartissons. Chaque enfant dispose d’un tapis pour ne pas avoir le corps ou le visage à même le sol pour les exercices à plat ventre. Une fois toutes ces conditions bien posées, nous partons en balade… au grès des sons qui se succèdent. Lorsque le vent souffle, nous sommes en montagne (posture de « la montagne » très solide, avec un bel ancrage). Nous écoutons un oiseau (posture de « l’oiseau »). Etc.

Je joins ci-dessous les sons que j’utilise et le pdf créé pour quelques images. Vous pourrez trouver beaucoup de sons gratuits sur internet pour compléter cette proposition !

support images relaxation 1

J’espère que ces supports vous aideront à créer une belle séquence.

Et n’hésitez pas à me laisser un commentaire en bas de page si besoin.

Bonne application !

Florence

 

Vidéo : témoignage d’enseignante

Proposer des postures de yoga et des exercices corporels pour aider les élèves à canaliser leurs émotions et à mieux entrer dans les apprentissages, c’est le pari que Stéphanie et moi avons fait, en mars 2019.

Je suis intervenue 6 fois dans sa classe de CP, avec l’accord et un financement de l’association des parents d’élèves de son école. Et elle, de son côté, s’est immédiatement emparée des outils pour les proposer chaque jour, dès que ses élèves en exprimaient le besoin.

Quelques mois plus tard, et pour analyser la réussite de ce travail mené ensemble, je dois dire que la curiosité et l’ouverture de cette enseignante ont été un véritable atout pour mettre en place ces techniques.  Stéphanie est déjà engagée dans la démarche « classe flexible ». Changer sa pratique pédagogique et l’aménagement de sa classe… rien ne lui fait peur, dès qu’il s’agit d’aider ses élèves à se canaliser pour mieux apprendre.

Un grand merci à elle, donc, pour ce travail mené ensemble !

Date de publication de cet article : 25 juillet 2019

Quand les parents adhèrent au projet !

Enfants agités, difficiles à apaiser, ayant des difficultés à se concentrer : le constat est partagé par les enseignants tout autant que les parents.

Force est de constater aussi que de nombreux parents cherchent des solutions ! De fait, trois association de parents m’ont sollicitée pour présenter quelques techniques de relaxation corporelles simples à mettre en oeuvre.

Chacune de ces intervention m’a permis d’expliquer le lien entre les postures du corps et le mental, et comment le mettre en musique pour canaliser l’énergie bouillonnante des enfants.

Je remercie vivement les parents d’élèves concernés !

Et voici quelques extraits de ce qui a pu ensuite en être rapporté, dans la presse ou sur le site de l’Apel de Bretagne :

  • concernant le colloque de l’Apel de Bretagne :      http://bretagne.sites.apel.fr/colloque-congres/
  • concernant une des deux interventions auprès de l’Apel de Coësmes-Le Theil, où je suis également intervenue en classe de CP :

 

Un grand MERCI à tous ceux qui participent à la dynamique !

Questions-réponses pour Cycle 1

27/01/19

Voici un mail que j’ai reçu cette semaine de la part d’une collègue. Celle-ci a expérimenté l’histoire des petits lutins avec un groupe de GS. Je diffuse ses questions, avec son autorisation et en la remerciant, car cela me donne l’occasion de répondre « en direct » !

« Bonsoir Florence,

j’ai fait la séance sur les étirements mardi avec le groupe de 18 GS de ma classe, ce jour là, le groupe était un peu agité, avec des enfants pas du tout dans l’envie de se concentrer (certains mal à l’aise je pense se contentaient d’en rire!) malgré tout, cela a bien fonctionné pour les autres, je pense reprendre avec toute la classe (+ 11 PS) en adaptant sans doute bien que je trouve que les petits sont plus réceptifs à ce genre d’histoire que les grands même si certains sont encore dans l’observation.

Ce qui me gêne le plus en faisant avec les enfants (et j’ai pourtant envie de le faire!) c’est de ne pas pouvoir suffisamment les observer…

S’il y a d’autres histoires, je suis preneuse. Merci.

Myriam »

Myriam, merci beaucoup pour ces questions et ces remarques ! Voilà ce que je peux vous répondre, avec prudence car aucun groupe ne ressemble à un autre…

  • Concernant la taille du groupe : je pense qu’il vaut mieux commencer avec un demi-groupe classe (si l’effectif tourne autour d’une trentaine d’élèves). Concrètement, des enfants si jeunes sont déstabilisés par un grand espace, par la nouveauté des exercices, et leur schéma corporel est encore balbutiant ! Je conseille donc de faire quelques séances en demi-groupe avant de prendre le groupe entier.
  • Les GS et les PS n’ont pas du tout la même finesse de perception de leur schéma corporel : les PS ont parfois du mal à plier les jambes pour s’asseoir en tailleur ; beaucoup ne savent pas faire « le chat »… La passation des consignes n’est donc pas du tout la même entre les 2 niveaux. Mon conseil : pour les deux semaines qui viennent avant les vacances,si possible, faites les séances en coupant le groupe : GS d’un côté, PS de l’autre.
  • Autre observation effectuée auprès des TPS-PS de ma collègue Catherine, certains petits ne savent pas ce qu’est une tortue, une montagne, une grenouille... Pour ces enfants, une image est utile. Pour ma collègue, j’ai donc fait un petit diaporama avec des photos et les images des postures scannées à partir des cartes Pédayoga. Cela semble aider les enfants à se faire une image mentale des animaux-objets représentés.

          Résultat de recherche d'images pour "image tortue"                                                        tortue jpg

  • Concernant le principe de faire avec eux : je pense qu’il faut faire les postures avec eux. Ma professeur de yoga dit : « il faut les précéder ». (Et même si certaines postures sont compliquées pour nous adultes !) C’est notre posture qui leur donne l’impulsion : ils suivent, ils font comme nous. Cette manière de faire permet beaucoup de choses : une économie de mots, le plaisir de faire ensemble.
  • Concernant le fait que certains rigolent : inévitable pour les 1ères séances, car on propose-là des exercices différents. Faire la grenouille, il y a de quoi rire ! Résultat de recherche d'images pour "grenouille"Une seule règle : « ne pas se bousculer, ne pas gêner les camarades ». Soyez rassurée : rapidement, ils rentreront dans la proposition. image25
  • Le principe de proposer de faire des animaux ou des végétaux a un autre intérêt encore : quand il faut reprendre un enfant, je ne dis pas son prénom mais « Je n’ai jamais vu une souris parler ! » ou « Je n’ai jamais entendu des papillons papoter ! ».
  • Concernant l’impression de ne pas tout voir : c’est vrai, au début. J’ai adopté une technique, sans savoir si elle est parfaite : pour la 1ère proposition, je fais, sans vérifier sauf en regardant de là où je suis. Les fois suivantes, comme ils connaissent mieux le mouvement, je fais puis je tourne dans le groupe et ils me montrent ce qu’ils réussissent. Cela étant, je ne reste pas longtemps sur un mouvement/une posture, sinon le groupe s’agite. Enchaîner relativement rapidement permet de ne pas ennuyer les enfants, d’être dans le mouvement et dans le jeu.
  • Pour ce qui est d’autres histoires… d’accord, je vais en imaginer d’autres !

MERCI à vous pour votre curiosité et votre enthousiasme !

Bonne application et à bientôt.

Florence